30 sept. 2012

Lyrique


La musique, pour être, a besoin de silence.
Et le bruit donne au silence toute sa beauté.

 Une musique s'élève et m'emporte. Je ne suis nulle part, les sons fusent.

Je suis une part d'eux, ils sont en moi. Je danse, ma transe transpose mon émoi.
Jusqu'alors muets, ces symphonies m'initient à leur dialecte. Dès lors, les messages m'infectent.



Ainsi, s'inscriront dans cette page les paroles de ces chansons qui pavent ma route et m'inspirent,
 les artistes qui nous les laissent en cadeau, tout ce qui me vient quant à la musique.
Voilà, amusez-vous et entamez un voyage mélodieux dans mon univers. :)

Au nom du rock, de la bière et des effluves de Marijane, je te baptise enfant du ska.

Je n'ai jamais été très proche de la scène ska. La seule référence que j'avais était No Doubt, souvenir de mes très (très) jeunes années passée sur la route Laurentides-Outaouais et de mon père entiché de Gwen Stefani. L'image du boitier de Tragic Kingdom restera à jamais dans ma mémoire.

En arrivant au cégep, j'ai rencontré des gens qui, eux, étaient à fond dans le reggae, ska et indie rock et qui étaient surtout très attachés à un groupe de la région. Dans ma première année, j'ai découvert une culture tout à fait différente constituée de gens vraiment originaux. Là entrent en scène Les Skores.


Le collège chez moi est ce qui se rapproche le plus d'une organisation prônant la culture. Mon patelin inactif devient frémissant lorsque s'annonce un show, encore plus si il est le chouchou de la maigre jeune génération. Et cette dernière se démène volontiers pour que tout fonctionne. J'ai donc pris cette habitude chère à mes prédécesseurs et dès que j'ai entendu parlé d'un retour du band chez nous pour une soirée, 
je me suis précipitée pour faire partie du comité de bénévoles. 
Cette fois, je ne passerais pas la soirée à ne pas assister au spectacle parce qu'une ami qui habite à une heure de route a besoin d'un transport de dernière minute pour venir nous rejoindre...


Au menu: être payée environ 50$ pour voir gratuitement
The Beatdown, les Skores et Planet Smashers
avec, en prime, le sentiment d'avoir contribué à mon collège


Une fois la besogne (ennuyante, certes) accomplie, j'attend que ma caisse soit comptée par la superviseure. Et là... une espèce de folle complètement défoncée vient m'engueuler parce que j'ai passé la soirée à faire mon travail plutôt que d'aller profiter de la bonne musique, qui m'était tout de même promise dans à peine 5 minutes. La gardienne de sécurité surement dans son monde rempli d'innocence regarde à peine dans ma direction et je dois attendre que le concierge distrait l'espèce d'épave qui me fait la morale avant d'être enfin libérée.

À bout de nerfs, je fais les gros yeux à mon ami qui surveille la porte. Surement le seul qui entend ma rage étouffée par mon pacifisme habituel, Z vient me rejoindre. ''Dès que AQ revient, on va voir le show.'' Merci! J'attends ça depuis deux heures. Enfin, celui que mon ami remplaçait revient, ma caisse est en sécurité, c'est maintenant à mon tour d'entrer dans ce drôle d'endroit qui sent l'alcool, la sueur et les substances illicites (bah nooon!).
''J'ai trouvé 20$ par terre, je te paie une bière!'' Hmm.. Non.. Peut-être? Ah pis f*ck oui. Oui, merci. Je l'engloutis pendant l'entracte juste le temps d'enfin socialiser avec mes amis. La musique recommence, Z veut m'entrainer dans le mosh pit. J'avoue avoir peur et AB, mon presque frère m'appuie. ''Rosie, si tu y vas, je veux pas te voir au milieu.''

Bref, trois chansons plus tard, je suis juste avant le noyau le plus violent, mais bien en train de skanker dans le coeur de l'action, innocemment protégée par mes deux 'gardes du corps' qui me trouvent trop petite pour recevoir autant de coups. Quelques temps plus tard, je parviens à me frayer à mes risques et périls un chemin jusqu'à la scène même qui s'avère plus calme que le reste. J'y reste à peine 30 secondes avant de me faire littéralement éjecter par des colosses qui veulent ma place et repropulser dans la danse par une fille qui trouve que j'y ai ma place. 

Ça fait peur, ça bouge, ça n'a pas de sens et, à un certain point, c'est comme de la transe où le mouvement collectif décide de ceux que j'aurai le droit de faire. Puis, c'est fou, c'est entraînant  c'est plein d'adrénaline et d'entraide quand quelqu'un voit que t'es en difficulté et t'aide à te relever. Mais surtout, surtout c'est quelque chose à essayer absolument et qui va surement rester un excellent souvenir qui resurgira à chaque fois que je verrai mon t-shirt acheté sur place. 

Dans vingt ans, surement que je me dirai ''La première fois que j'ai vu les Planet Smashers, je suis revenue épuisée, puante du restant de bière du guitariste, endolorie, affamée et avec mes bottes militaires amochées, mais ô combien impressionnée''





29 sept. 2012


"Misery Business"
Paramore
(Hit that, hit that snare)

I'm in the business of misery,
Let's take it from the top.
She's got a body like an hourglass, it's ticking like a clock.
It's a matter of time before we all run out,
When I thought he was mine she caught him by the mouth.

I waited eight long months,
She finally set him free.
I told him I couldn't lie he was the only one for me.
Two weeks and we caught on fire,
She's got it out for me,
But I wear the biggest smile.

Whoa, i never meant to brag.
But I got him where I want him now.
Whoa, it was never my intention to brag
To steal it all away from you now.
But God does it feel so good,
Cause I got him where I want him now.
And if you could then you know you would.
'Cause God it just feels so...
It just feels so good.

Second chances they don't ever matter, people never change.
Once a whore you're nothing more, I'm sorry, that'll never change.
And about forgiveness, we're both supposed to have exchanged.
I'm sorry honey, but I passed it up, now look this way.
Well there's a million other girls who do it just like you.
Looking as innocent as possible to get to who,
They want and what they like it's easy if you do it right.
Well I refuse, I refuse, I refuse!

Whoa, i never meant brag
But I got him where I want him now.
Whoa, it was never my intention to brag
To steal it all away from you now.
But God does it feel so good,
'Cause I got him where I want him right now.
And if you could then you know you would.
'Cause God it just feels so...
It just feels so good.

I watched his wildest dreams come true
Not one of them involving you
Just watch my wildest dreams come true
Not one of them involving...

Whoa, i never meant to brag
But I got him where I want him now.

Whoa, i never meant to brag
But I got him where I want him now.
Whoa, it was never my intention to brag
To steal it all away from you now.
But God does it feel so good,
'Cause I got him where I want him now.
And if you could then you know you would.
'Cause God it just feels so...
It just feels so good.






''At Last Lyrics'' 
by Etta James

At last, my love has come along
My lonely days are over
And life is like a song
Oh, yeah, at last
The skies above are blue
My heart was wrapped up in clovers
The night I looked at you
I found a dream that I could speak to
A dream that I can call my own
I found a thrill to rest my cheek to
A thrill that I have never known
Oh, yeah when you smile, you smile
Oh, and then the spell was cast
And here we are in heaven
For you are mine
At last


27 sept. 2012


"Somebody That I Used To Know"
(feat. Kimbra)
[Gotye:]
Now and then I think of when we were together
Like when you said you felt so happy you could die
Told myself that you were right for me
But felt so lonely in your company
But that was love and it's an ache I still remember

You can get addicted to a certain kind of sadness
Like resignation to the end, always the end
So when we found that we could not make sense
Well you said that we would still be friends
But I'll admit that I was glad it was over

But you didn't have to cut me off
Make out like it never happened and that we were nothing
And I don't even need your love
But you treat me like a stranger and that feels so rough
No you didn't have to stoop so low
Have your friends collect your records and then change your number
I guess that I don't need that though
Now you're just somebody that I used to know

Now you're just somebody that I used to know
Now you're just somebody that I used to know

[Kimbra:]
Now and then I think of all the times you screwed me over
Part of me believing it was always something that I'd done
But I don't wanna live that way
Reading into every word you say
You said that you could let it go
And I wouldn't catch you hung up on somebody that you used to know

[Gotye:]
But you didn't have to cut me off
Make out like it never happened and that we were nothing
And I don't even need your love
But you treat me like a stranger and that feels so rough
No you didn't have to stoop so low
Have your friends collect your records and then change your number
I guess that I don't need that though
Now you're just somebody that I used to know

[x2]
Somebody
(I used to know)
Somebody
(Now you're just somebody that I used to know)

(I used to know)
(That I used to know)
(I used to know)
Somebody