12 oct. 2012

Avancez c'est vain, quand ya pas d'horizon À mes pieds ya un ravin pi j'en vois même pas l'fond Si j' lève mes deux mains, je bute sur un plafond À quoi bon un lendemain si c'est pour creuser plus profond


Et si jamais j'm'accrochait se serait à la vie ou à un crochet

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---------------------------------------------------''Salut Renée...Rappel-moi, j'ai d'quoi à t'dire.''
C'est ma grand-mère... Tout lmonde est inquiet, elle est jamais aussi vague. On a manqué l'appel parce qu'on était à mon deuxieme cours de Break, comme à tous les jeudis.
Ma mère rappel, évidemment nerveuse. J'avoue être angoissée à l'approche d'une mauvaise nouvelle au sujet de mon grand-père.
---------------------------------------------------''M'man? C'est moi! Tu m'as appelé?''
La réponse tarde à être précise. Ma grand-mère semble confuse à voir l'air de ma mère. J'ai peur...
---------------------------------------------------''Moman!! Qu'est-ce qui s'passe??''
La tension monte. 
---------------------------------------------------''Ok...Ouin...Pis ses enfants?''
Avec des réponses pareilles, on est pas prêts de découvrir s'qui s'passe de si tôt!
Mon père, pour une des rares fois, dans un élant de perspicacité tombe drette dessus...
---------------------------------------------------''Sa cousine s'est suicidé!''
Ma mère tentant de comprendre ce que raconte la sienne, approuve son mari de la tête...

Tout ça, c'est une partie de ma soirée de jeudi dernier. Le point en commun entre ma mère et sa cousine, c'est la maladie. Elles ont toutes les deux la Sclérose en Plaques (SP ou SEP). C'est une maladie génétique NON-HÉRÉDITAIRE (Génétique veut dire qu'il y a plus de chance que les gens de ma famille l'ai, héréditaire veut dire qu'elle se transmet de parent à enfant).
C'est une maladie dégénératrice, non mortelle mais incurable pour le moment qui existe sous plusieurs formes. Pour certains, elle est sous forme de poussée-rémission, c'est à dire comme des montagnes russe qui peuvent durer 3 jours comme dix ans. 
La SP affecte le système nerveux centrale et dérègle une tonne de chose surtout du côté de la motricitée. Les personnes atteintes peuvent avoir une foule de symptômes tous differents les uns des autres ce qui fait de cette maladie une maladie très imprévisible. Au Canada, en 55 000 et 75 000 personnes (surtout agées entre 15 et 40 ans) en sont atteinte et trois fois plus de femmes sont à risque que les hommes.

Dans ma famille, elles sont trois et ont été quatre à l'avoir (la première était la tante de ma mère, maintenant décédée.) Les autres sont ma mère et ses deux cousines.
J'ai été une seule autre fois confrotée aussi étroitement au suicide. Mais là, elle était passé à l'acte. Après avoir raccrocher avec ma grand-mère, ma mère éclate en sanglot, maudissant la maladie, me prommettant de ne jamais faire une chose aussi effroyable et égoiste que de s'enlever la vie.

Oh! Elle a dit que s'était égoiste le suicide!!! Sans-coeur!
C'EST égoiste! Abréger ses souffrances en laissant sa famille seule en pensant qu'a mettre fin à ses petits problèmes... C'est lâche... Détestez-moi si vous voulez, j'ai raison!
La cousine n'est pas morte, elle s'est maquée... les médocs n'ont pas suffit. Elle est desormais aux soins intensifs et consciente. 
Et elle veut encore mourir.

La différence entre ma mère et sa cousine, c'est nous. Il parait qu'elle n'était pas très supportée par sa famille, son mari était absent... 
La différence entre ma mère et sa cousine, c'est elle. Ma mère est forte et n'accepte pas d'être qu'une personne malade qui est malade. Elle est une personne avec un handicap qui se bat pour être bien.

La morale de cette histoire est qu'il faut aimer malgré tout. Les gens qui ne sont plus ce qu'ils étaient se souviennent de leurs passé et se disent, avant je courais, avant je dansait, avant je chantait. Faites-leurs voir ce qu'il sont maintenant. Maintenant ils peuvent écouter, regarder et connaitre l'essence même du calme et de la vie. À quoi sert de savoir danser si vous n'êtes même plus capable d'imaginer une mélodie?

La morale de cette histoire est qu'il faut être fort. Que si la foudre vous tombe sur la tête aujourd'hui, mettez-vous à rire et dites vous que vous êtes maintenant survoltée. Alors, demain, le ciel sera plus bleu derrière les lourds nuages.


Fatigué, indécis, C'est mon récit c'est temps-ci
J'ai réussi mon entrée mais j'veux pas rater ma sortie


Ça expliquerait beaucoup de choses...


J'aime les gens, les chats et les bonbons.
 
Ma maman dit que je suis hyperactive. Menh?!
Un test poche sur un forum donne raison à ma maman. Ben là!
Moi je dis que je suis juste adorable. Héhé!
 
Mettons que je le sois.
Faits: Je parle tout le temps, je bouge tout le temps, j'ai toujours besoin de quelque chose de nouveau, je termine jamais ce que je commence parce que ça m'emmerde.
Défaites: J'ai beaucoup de savoir à partager, je suis enjouée, ma curiosité va me mener loin, je suis multi-tâches...?
Je trouve ça assez drôle, en fait. Parce que de nos jours, les parents sont tellement occupés qu'on cherche n'importe quelles bébittes aux enfants pour pouvoir les gavés de médicament sans remords et se dire ''Ben, tsé, c'Est pas de ma faute si il est dysfonctionnel. C'est une maladie.'' Ben oui.
 
J'ai ouvert ma trappe, sur Facebook à ce sujet.  La réponse qu'on m'a donnée c'est ''On fait ce qu'on peut, pas ce qu'on veut avec des enfants''. Au risque d'être redondante: Ben oui.
 
Depuis que je suis toute petite qu'on me dit que je suis une exception. En toute humilité, j'avoue que mes parents sont bien tombés. Ça quand même prit 16 ans avant d'avoir des doutes sur un problème de surplus d'énergie et de focus... Mais dans le fond, c'est moi qui est bien tombée. Parce que (je sens qu'on va me pitcher des roches, là) y'en a pu, des parents. C'est des géniteurs, et encore. On fait des bébés éprouvettes pis les Raëliens clonent. :)
 
Ouin, mettons que c't'un peu décousu, tout ça.
Concentre-toi, Rose! Focus!!
 
 Juste pour dire que tout ça, c't'un peu ridicule.
Ben oui, j't'un paquet de nerf qui a de la misère à rester centrée sur autre chose que ses divagations quand on y parle. Ouin, pis?
Ben oui, tes kid, c'Est des p'tits monstres. Peut-être que si tu les voyais plus souvent que leurs six gardiennes, t'aurais pas de problèmes avec.
Ben oui, mon amie braille pour rien après s'être tapé un fou rire de malade. C'est comme normal, elle en a trop sur les épaules pis personne pour l'aider.
Ben oui, ton enfant te dit pu rien pis fume en cachette. Lève ton nez de ton journal, tu va peut-être le voir...
 
Eille, Chose!
C'est pas de drogues sur prescriptions pis de spécialistes, qu'on a besoin. C'est juste de pas se faire rire en pleine face par des adultes qui sont supposés catcher c'qu'on ressent. Messemble que y'ont déjà eu notre âge, non?
Ça expliquerait beaucoup de choses... x)
 
 
Merci, Parents Compréhensifs qui m'ont dit en riant:
Toi? TDA/H? Haha! Ton père est pareil, fais-toi z'en pas.
Pis qu'y m'ont renvoyée gambader dans maison ak une pognée de bonbons.
J'vous aime ben gros :)

Brûlez la sorcière.


Brûlez la sorcière.
 
Le coeur est un organe vital, dit-on.
Quand j'ai vu ça, alors je suis surement morte sur le coup.
Alors je suis un fantôme. Un fantôme qui continuera de rire, comme si de rien était. J'irai travailler demain, parce que personne ne le savait. Personne ne savait qui avait mon coeur.
Je pense que même moi, je ne le savais pas.
Je ne l'ai jamais connu. Je l'ai à peine aperçu. Je ne l'ai jamais compris. Et maintenant, je l'ai rayé de ma vie.
Aimer. Tout bonnement, aimer. Passionnément, j'avais rêver de ce que je croyais un presqu'homme. Mon Ange, que je l'appelais. Il était beau comme un Ange, oui. Mais je crois que quelqu'un a tué ses ailes.
 
Elle. Peut-être qu'elle saura les faire pousser. Je lui souhaite la plus grande des chances, elle en aura besoin, même beaucoup de bonheur. Non, je n'ai pas de coeur pour rester si impassible, sans larmes devant ce que je croyais être l'amour de ma vie donner le sien à une autre. Non, je n'ai pas de coeur. Il a été broyé.
 
Je le savais, pourtant, que je me trompais.
Je le savais pertinemment. Tout était si illusoire, si calculé, si rêvé. Tout était si beau... J'aime les belles choses, mais je n'y ai jamais droit. Mais je crois qu'il a joué. Oui, il a bien joué avec moi. Je crois bien qu'il en était conscient. J'ai bien joué, moi aussi. Oui, j'ai joué avec lui. Mais moi, j'en aurais fait quelque chose de mieux. Moi, j'aurais pas jeté le prix à la poubelle... Mais à la fête foraine, je n'étais surement que le prix de consolation.
 
Un signe. J'ai besoin d'un signe. De quelque chose de vrai, de grand.
Oublie le, Rose.
C'est terminé.
Oui, je sais. Je l'ai oublié, aussi. C'est pas de lui que je m'ennuie.
C'est de mon Roi. Quel qu'il soit.
 
J'ai entendu ta voix.
J'ai senti ta chaleur. J'ai entendu ton coeur.J'ai vaincu tes peurs.
Tu m'as gardée du froid.
Si tu entends la mienne, réponds-moi.

Moi, je trouve que lui, il torche :)

Veux-tu être mon ami? ^^
 
Le pire, c'est que tu répondrais oui.
Je t'avouerai que ton honnêteté m'a prise par surprise. Énormément. Après des mois de questions sans réponse, d'angoisses et de mensonges, enfin quelqu'un osait me dire le fond de sa pensée. En plus, c'était fucking gentil de ta part, t'étais même pas obligé.
 
T'aurais pu faire comme tout le monde, écrire un ''T'es originale, Ro. Lâche surtout pas le théâtre, tu vas aller loin.'' Mais à place, quand je t'ai donné mon album, t'as fait un drôle d'air, heureux et surpris. T'as pris mon album, t'es allé te cacher sous les rideaux pas beaux du local d'art et t'es parti dans ta bulle pour écrire.
 
Je me sens un peu cheap, en y repensant x)
Moi, croyant être une espèce d'énergumène un peu loser pour quelqu'un d'aussi cool et que tout le monde aime, j'ai été un peu dans le sécuritaire pour ce que je t'ai écrit. Tu me pardonne? J'imagine que oui :P
 
Comme on dit, je suis tombée sur le cul, en lisant, après.
Un gars comme toi, le leader charismatique, ne pouvait pas m'écrire qu'il se désolait de ne pas m'avoir connu mieux. C'était pas possible que tu puisse me dire que mon sourire était magnifique.
 
Je suis allée te remercier après, encore un peu sous le choc.
T'en as rajouté une couche en me disant que tu le pensais vraiment. T'sais que tu me traumatise? ;P
Après tout, je ne suis que la petite excentrique qui gambade dans les couloirs avec son meilleur ami qui  se prends pour unprototype de Ke$ha, made in Japan...
 
Je vais être sincère, tu m'as toujours impressionnée.
Impossible de pas l'être, t'es drôle, t'es attachant, t'as du coeur et des idées pleins la tête.
On te suivrais dans n'importe quel de tes projets, même les plus fous. En tout cas, moi, je l'ai fait et
je le referais n'importe quand.
 
''Vous êtes grandioses, sérieux! Toi, Rose, je t'admire, t'es malade!''
Vraiment? Wow. Merci :) J'ai encore de la misère à comprendre pourquoi...
Encore là, que tu me prenne dans tes bras, ça m'a jetée par terre.
Je ne suis peut-être pas si minable après tout... :-\ ^^
 
Étrangement, je m'ennuie de toi.
Cette sincérité déconcertante-là m'a fait un bien fou. Enfin quelqu'un de vrai. Et de vraiment agréable à côtoyer.
''Mais, malheureseument, maintenant c'Est fini.'' Nah, c'est pas fini :) C'est le début je pense.
Essaie pas, t'arriveras pas à te débarrasser aussi facilement de moi, maintenant xD
Haha :)
 
''R: Tu dois trouver ça bizarre que jte parle xD
A: Non, je trouve ça cool :)
R: Good :P Je me cherchais un ami :P
A: Yeah! Pis tu m'as choisi :D ''
 
Moi, j'trouve que lui, y torche :)
 
C'est stupide, mais tantôt, en regardant tes pages FB, j'ai eu l'impression d'être face à mon alter-ego. Surtout pour ce qui est de la musique, la première chose que j'ai pensé c'est ''Lui, il l'a l'affaire.'' Plus je t'écoute parler, que je lis tes prises de positions, plus je me dis qu'on va avoir du fun. J'ai jamais connu quelqu'un qui semblait penser comme moi, qui trouvait ça intéressant de s'obstiner sur la politique sans détruire les idées des autres, qui voyait le monde différemment sans tomber dans l'extrémisme. Je m'avance surement en fabulations étranges, on ne se connait que très peu, mais j'ai hâte à l'automne pour te revoir. J'ai hâte de me pogner sur un projet de loi, un cas de société, J'ai hâte de revoir ton instinct de meneur à l'oeuvre comme dans les trois dernières années. Et j'espère que cette fois, plutôt que de t'admirer de loin et de me dire que je voudrais être à ta place, je pourrai être de ceux qui t'ont aidé :)

T'es aussi dur à cerner qu'un cours de philo


T'es aussi dur à cerner qu'un cours de philo...
 
C'est drôle de se faire vanter par quelqu'un qu'on admirait, quelqu'un qu'on se serait dit que c'est impossible qu'un jour, je puisse être aussi cool que lui.
''Tu pourrais être au top de la société, pis tu vas enseigner au primaire...'' Je suis pas Wonderwoman, mais c'est touchant :)
''Tu lui demanderas qu'est-ce que je dis de toi quand t'es pas là.'' Quoi? Tu parle dans mon dos? J'y compte bien, la questionner. ;)
C'est un plaisir coupable. Je me fous complètement de la notoriété.
C'est pas ce qu'il représente, mais plutôt ce qu'il est. C'est moi, avec un chromosome Y et du leadership à revendre. C'est des débats politiques à plus finir, des délires puisés ici et là en se croisant dans les corridors, des idées avec lesquelles on pourrait aller tellement loin, des aveux et compliments dévoilés un peu plus chaque jour alors qu'on se rend compte qu'on aurait dû se connaître ben avant. Mais on avait le même problème, on pensait pas être assez bons pour les autres. C'est.. C'est..
 
Arf... Je sais pas c'est quoi, mais c'est trippant.
T'es trippant.
 
 
Avez-vous déjà été agréablement surpris par des gens que vous connaissiez mal?

''Waging wars to shake the poet and the beat''


I hope it's gonna make you notice

Someone like me
 
C'est stupide. On dirait qu'au final, j'ai rien appris de la dernière fois...
''On ne s'attache pas à quelqu'un sans raison. On n'appréhende rien. On attend avant de conclure une hypothèse.''
Non, je n'ai rien appris. Tomber dans un piège de cette façon... Seigneur! Quelle imbécile fais-je?! Mais je recommence encore et encore le même manège, comme à mon habitude. Immature fabulation d'une princesse rêvant d'un prince sans cheval blanc. Presque triste de me voir, avouerai-je. Et j'ai la drôle d'impression que, dans même pas trois jours, je vais me planter. Comme d'habitude :)
 
C'est drôle à quel point rencontrer des gens nouveaux te dérègle l'intérieur du cerveau...
 
Mais je me souviens quand même de ta date de fête, la couleur de tes yeux
et ton léger sourire qui reste en permanence sur ton visage...
Même quand on est tous sur le bord de mourir d'ennui.
 
''Waging wars to shake the poet and the beat''

''T'es belle, mais t'es bizarre...''


''T'es belle, mais t'es bizarre''
RAlex! Alex! *...* Quand je vais être plus grande, je vais être une sorcière!''T'es belle, mais t'es bizarre''
 
 
Je découvre peu à peu un univers que je croyais connaître. Scolarisation, socialisation, évolution... Le Cegep est un mystère jusqu'à ce que tu y mette les pieds en tant que membre à part entière de la secte estudiantine. Avant ça, une certaine forme d'idée préconçue s'est insinuée, mais c'en est tellement loin!
 
Les profs aussi excentriques que les élèves au langage coloré, les travaux qui ne finissent plus de s'accumuler, le bordel cohérent et perpétuel s'installant de soi dès que l'on y entre, mais surtout, l'absence totale de hiérarchie, de structure sociale, de réticence à la nouveauté des relations particulières entre les étudiants.
 
On nous y apprend à se forger une idée, la classer, l'arranger, l'organiser et la défendre. C'est tout autre chose lorsque le cours s'achève, croyez-moi.
Que de préjugés de se dire qu'à cet âge, nous devrions être matures et réfléchis! Jamais vu telle diversité s'entre-mêler de la sorte.. C'est époustouflant.
 
Toutes barrières tombées, un petit commentaire cinglant m'échappe. Oups. L'Alexe du devant s'éclate de rire, le concerné n'en relève rien, l'Alexe d'à coté continue de citer Big L. à tout vent entre deux ronflements dus à un soporifique cours de sociologie transformé en cours de socialisation... l'Alex au bout se prend pour un attardé et le charmant jeune hommederrière lui semble me trouver plutôt sympathique lorsque j'énumère les étrangetés de mon ami particulièrement hilarant. J'entends une incohérence derrière, la main de l'autre se cogne dans le mur alors que lui, il cogne des clous. On s'exclaffe du plus discret que l'on peut...Ah et puis merde!
 
On est tellement que des gamins, au fond!
 
Quelles idées aviez-vous du collégiale, à la base?
Avez-vous été déstabilisés en y arrivant?

Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds...


Ô Lucifer! Laisse-moi, rien qu'une fois
Glisser mes doigts sur la joue de cet homme-là..
 
J'ai marché ces couloirs cent fois. Cent fois juste, je les ai comptées. J'ai rencontré cent fois cent gens. Cent gens exactement, je les vois souvent. Ici, par ici, là et ici aussi. Plus là et là. C'est comme ça qu'ils vont et viennent, s'harcellent, s'interpellent, se hainent et s'aiment. J'irai là tout à l'heure. Pourquoi? Parce que c'est là que je vais à cette heure.
 
J'ai fait un pas de trop. Une fois. Comptée, recensée, dénombrée, une fois, une seule. Plus rien ne se fait de nos jours sur ce pas là. Et c'est en faisant ce pas de trop que j'ai compris ce qu'il valait. Un orteil délinquant, une poussière déplacée, un sourcillement feind, mais honnête. Si pâle, Seigneur! Perçu par l'infime, mais compris par le plus grand.
 
Six secondes, top chrono. Ça a exactement pris six secondes pour m'y prendre. Six seconde à échanger contre six minutes.
Bientôt, je les troquerai pour des heures.
Pour des yeux qui font scintiller mon bonheur.
 
 
Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds...

''I'll stand before the Lord of Song with nothing on my tongue but Hallelujah''


''I'll stand before the Lord of Song with nothing on my tongue but Hallelujah''
-R: Faudrait ben que je me décide, hein
F: Ben c'est là, parce qu'aujourd'hui c'est la remise des inscriptions.
R: Quoi? Attends-moi, j'ai quelque chose à faire...
-
Je suis le genre de personne qui a un plan et... est supposé s'y tenir. J'ai abandonné tant de fois dans ma vie par pur désintérêt au bout de périodes de temps ridiculement courtes que, maintenant, baisser les bras ou changer d'avis est un coup de masse sur mon orgueil habituellement assez bien contrôlé. Je suis réfléchie, secrète, studieuse, rationnelle, quasi stratégique... Tout l'inverse de l'énergumène en bas résille et t-shirt home made qui gambade dans le cégep que tous voient chaque jour. Pendant de longues nuits, un monstre nouveau sous mon lit tente d'attacher mes membres au matelas, mon crâne martelés par les mots de ma mère.''C'est pas assez. Il n'y a pas de sot métier, mais tu pourrais faire tellement plus...''Tellement plusMerci de la précision. C'est sensé vouloir dire quoi?
 Déception #1: Une remise en question de mon choix de carrière en un temps inopportun de stress.
 Déception #2: Dériver après que tous aient été si fier de voir la petite dernière continuer la lignée familiale d'enseignants! Faute de continuer le nom, j'aurais au moins continué la profession...
 Déception #3: Avoir à me casser la tête avec un autre abandon et une autre difficile décision.
Lors de la visite de l'ergothérapeute de ma mère, elle a l'illumination pour mon future: intervenante en éducation spécialisée. Réaction de la Rose: Hein? Sérieux? Jamais, j'ai pas les nerfs pour ça! Le cours est super rushant! Arrg, come on, mamaan! Pourquoi tu fais ça, semer des idées?! On fait pas des affaires comme ça, mère indigne! *Humour familial particulier *
''I'll stand before the Lord of Song with nothing on my tongue but Hallelujah''
Et pendant tout le début de la session, je changeais et rechangeais d'avis, visitais les site du Centre Collégial, cherchais des infos sur la formation, questionnais Qui-de-droit sur ce que ''dafuq'' je devrais faire... Et là, date limite pour les inscriptions de l'automne parce que tout le monde se précipite dans ce cours et que les places sont limitées. Voilà, sur un coup de tête je pars avec toute la détermination que je n'aurais jamais eu dans mon état normal vers le bureau de la responsable des programmes du collège.''J'ai entendu dire qu'on avait jusqu'à aujourd'hui pour le changement de programme?'' Elle sourit du haut de ses 4pieds et quart en me tendant un formulaire, bureaucratie oblige merci. Et pendant que je décide de mon avenir, elle me parle de sa superbe nouvelle lampe IKEA qui fait très joli la nuit avec le plastique de couleur et la lumière, et tout, et tout.
Puis, quelques semaines après, Madame Grève s'impose nous faisant oublier le mode de vie entraîné par la chose pour laquelle on se bat. Je vois, vers le mois d'avril, tous les posts Facebook joyeusement annonceur Qu'untel est accepté dans X programme et... j'attends. Encore. J'attends en me remettant en question, me disant que j'ai peut-être fait, une fois de plus, le mauvais choix, que je n'y arriverai surement pas, que les levées de cours ont tout changé dans les prérequis.. Bref, j'attends. 
Et un matin, mon père entre avec une petite, mais rondouillette lettre de mon collège.
 
 Comme ça aurait pu être ma lettre de Poudlard, je l'ouvre en sentant que ça y est, j'ai un destin plus clair enfin!
Puis j'en sors un ''il nous faire plaisir de confirmer votre demande d'admission'' et ensuite un drôle de ''les risques de morsures que comporte les stages exigent la mise à jour de vos vaccins contre l'hépatite B et la rage''

Donc, je vais avoir un métier, des morsures, des piqûres et
une très longue rencontre d'information ce soir.
''I'll stand before the Lord of Song with nothing on my tongue but Hallelujah''

Les Versets du Rationnel: État policier





 
C'est comme si la tête allait me péter entre les mains. Le soir, j'entends les cris de guerre, je vois les murs dur Bloc E, je ressens les injonctions, la pression, je jongle avec mon envie de tout casser, de ramasser des gifles en pleine gueule de notre société pour lui ouvrir les yeux et celle de rester calme, pacifique, de donner des bouquets de marguerites aux anti-émeutes qui escortent nos ravages. J'exploserais en sanglot de peur, de peine, de rage, d'exaltation devant l'énormissime mouvement qui se crée, mais avant tout, de stress.État policier
Le stress. Le stress... Juste de dire le mot, mes épaules se relâchent. Je voudrais boire pour me divertir, mais je hais l'effet. Ou me détendre avec des substances illicites, mais c'est complètement à l'encontre de mes valeurs. Déverser mon ire à coup de poing dans le corps de ces gens qui font tout, tout croche, qui ne comprennent rien, mais ma force meurt. Enlacern'importe qui juste pour l'endorphine que procure une dose d'affection, mais on me repousserait. Vivre seule, dans une bulle parfaite sans dérangement, sur le mode de vie dont je rêve depuis toujours, mais ça voudrait dire me retirer de ce pourquoi je travaille si fort.État policierJe tremble à chaque réunion. J'ai froid de l'intérieur. Mon cerveau se bat à la limite de l'hémorragie. Du rouge, partout du rouge. Voir vert ne signifie plus écologie. Vert comme l'argent, comme l'élite, comme ce qui est sale, impure, passé date. Vert de jalousie, émanation de la puanteur capitaliste. On se saigne pour plus de rouge, s'écorche pour moins d'injustice, se momifie d'écarlate pour rester dans les mémoires. Rouge, partout du rouge. Je commence à en avoir des bleus.
 

Les Versets du Rationnel: Masque


Linge-toi, savonne ton esprit, allèche ta soif de perfection. Vois-toi.
Je suis à nu, tombent les visions.                                                            Société où passé dix ans, nous ternissons



Les corps fort sont ma passion, ces frères, ces âmes solidement émotives. Pourtant, j'ai aujourd'hui une pensée admirative pour ma propre cohorte de genre. Ces outils de beauté sont devenus un cachot. Se barbouiller le visage de chimie est devenu règle en ce monde. Pire, nous sommes nos peintures de guerre.
 
Qu'en est-il lorsque nous agitons le drapeau blanc? Pinceau, je te pose sur ma commode, pour la nuit et demain aussi. Plus tard, nous nous reverrons, mais je t'accueillerai mieux. Alors, voilà, je n'ai rien mis d'autre sur ma peau que le sourire et le soleil. Comme beaucoup d'autres aujourd'hui.
 
Ces si belles fleurs flétrissent de l'intérieur par la peine de ne pas être comme il faut. Alors maintenant, nous sommes comme il faux, falsifiant le soi que l'on croit. Parce que oui, à la longue, on se croit. Croit forte, croit grande, croit vraie. Croit invulnérable tant que cette barrière ne montre pas que nous sommes autres, que nous pouvons faiblir, s'illuminer, voire rougir. Avez-vous vu dernièrement une femme rougir? Moi, rarement. J'ignore même la réelle couleur de leur peau.
 
Ainsi est-il que mon art est celui du vrai. Celle avec des paillettes sur les yeux à l'habitude adore pouvoir les avoir dans les yeux et qu'on le voit.  Ainsi est-il que toute ces femmes que je vois à la télé aujourd'hui, visage allégé, me sont plus belles à chaque regard qu'elles envoient à la caméra, timidement intimidée par leurs vices dévoilés. 
 
Parfait imperfection, reste avec moi.
Chaque tâche sur mon visage est comme elle se doit.


En fait, elles sont si belles que je n'ai même plus envie de me confectionner.

Les versets du rationnel: Masque

Les Versets du Rationnel: Objectivité


Je vous ai vu tomber. Si j'en suis sortie plus forte, plus sérieuse, plus éclaircie, tu en es ressorti proportionnellement déstabilisé, désorienté, irrationnel. Tant de fois j'aurais pu me sentir honteuse de te voir condamner la passivité, le pacifisme. Mais, vois-tu, plus de pitié que de honte ont surgi. ''Je vais sacrer mon camp. Un billet d'avion, pis je reviendrai pu.''  Je déteste t'entendre dire cette phrase sur ce ton de fatalité que ton défaitisme à semé. Aurait-il pu s'agir d'un rêve, d'un espoir plutôt? Un désir d'un nouvel équilibre? ''Qui dit que c'est mal d'être désorganisé?'' Moi, mon frère, c'est moi qui y croit. Pas parce que c'est raisonnable. Pas parce que c'est la société qui me le dicte. Mais parce que tu es malheureux ainsi.
 
Je t'aime. Et c'est justement parce que tu me contredis que je vois que j'ai raison.
 
Pourtant, on a souvent besoin d'avoir mal pour connaître le bon sens.

Vol.Envole-toi.Loindenous,trèsloindemoi.
Plusprochedecequiestéloigné.Situnerevienspas,c'estquet'aurastrouvélebonheur.
Etjeseraientièrementheureusepourtoi.Maispart,jet'ensupplie.

Les versets du rationnel: Objectivité

Stairway to heaven


Stairway to heaven
 
On fait son temps dans tes couloirs comme on passe quelques jours au soleil pour retrouver la pluie. Les rideaux éclatant ternissent, les parfums s'empoussièrent et tu passe plus vite qu'un train grande vitesse à l'autre station. À peine touché, tu glisse déjà d'entre mes mains pour rejoindre le paysage plus sauvage que mes simples murs à moi. Ton visage murmure, mais ton corps crie les sons que j'ignore pour tenter d'obtenir l'exceptionnel chuchotement. Ainsi, je me lance dans le ravin mal sécurisée pour saisir une âme qui n'est pas prête à être capturée, pour tenter de creuser plus loin qu'une chaire alors que tu t'en fous. Charnel semble plus simple, alors charnel tu seras. Mais ma conception n'est pas adaptée à ce jeu là.

Soit, joue seul puisque mes divertissements ne te font pas.

Inversement des Polarité

Son amitié me pèse. Elle est lourde, accablante, sans répis et torture chaque morceau de mes neurones lorsque je ressasse le fait que je ne serai et ne voudrai jamais être ce qu'il attend de moi. Parce qu'il n'est pas ce que j'attend de la vie, parce qu'en toute vanité, l'extérieur ne me plait pas, parce que je ne peux juste rien y changer et que, même si je pouvais, je n'en voudrait aucunement plus. Qu'il soit près, qu'il me suive, m'accompagne, m'accable de silence ou pire de paroles, qu'il soit revenu change tout. C'est une ombre sur mon avenir, le spectre d'un meilleur ami qui ne me suffit plus et semble n'être désormais qu'un fardeau. Pour la simple raison que ma conscience arrête tous mes gestes envers un autre de peur de l'attrister, pour l'épargner d'une vision aussi terrible que celle que j'ai tant vue; la vision d'un être aimé en symbiose avec une version améliorée de soi-même. Avec quelqu'un d'autreQuelqu'un d'autre...
 
Quelle horreur.
 
Inversement des polarités
 Son parfum est trop fort, il chasse celui des fleurs, celui du ciel, de l'eau, d'un souvenir où un bellâtre sans nom était passé si près que le sien, plus subtil, s'était fait un chemin jusqu'à mon cerveau déstabilisé. Sa voix marque mes tympans, abuse de la musique dans mes écouteurs, menace mes propres mots d'une gaffe que je surveille de près, reste collée à mes sens comme pour me rappeler qu'il reste aussi. Son regard est surprotecteur, ses gestes trop vaillants, son attitude malsaine de générosité. Plus je refuse les offrandes, plus il s'y surpasse, plus il est présent, plus ses allusions sont fréquentes.
 
Laisses-moi!
 
Inversement des polarités
J'esquive les remarques, je fuis notre solitude, évite ce qui pourrait aborder le sujet. J'y suis de glace et ne demande qu'à ne plus avoir à y faire face. Impossible. Tu y reviens toujours. Toujours...
 
Mais ça me tue de penser tant de mal de quelqu'un  de si bien...
Mais en même temps, c'est la seule réaction que ça m'apporte